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leurs innovations révolutionneront-elles le monde ?

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Aussi fascinantes qu’inquiétantes parfois, les biotechnologies sont devenues incontournables dans de nombreux secteurs industriels : santé, pharmacie, environnement, chimie verte, agro-alimentaire sont autant de secteurs où interviennent les biotechnologies et où apparaissent de nombreuses innovations.

Le secteur des biotechnologies représente un potentiel d’innovations énorme, et a déjà fait ses preuves depuis deux décennies notamment en matière de santé et de génétique. Depuis, les biotechnologies ne cessent de prendre place dans notre quotidien et se retrouvent dans de multiples secteurs d’activité. Les biotechnologies vont-elles permettre de révolutionner le monde de demain ?

La biotechnologie : qu’est-ce-que c’est ? L’OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques) définit la biotechnologie comme étant « l’application de la science et de la technologie à des organismes vivants, de même qu’à ses composantes, produits et modélisations, pour modifier des matériaux vivants ou non-vivants aux fins de la production de connaissances, de biens et de services ». La biotechnologie est ainsi une rencontre entre la biologie, les technologies issues de diverses disciplines (comme l’informatique, la biophysique, la génétique ou encore la biochimie) et les sciences de l’ingénieur.

Innovations dans les biotechnologies : des découvertes révolutionnaires déjà très anciennes

Historiquement parlant, les biotechnologies existent depuis des millénaires notamment avec la découverte des processus de fermentation grâce à des micro-organismes, des bactéries ou des levures non pathogènes. Même si cette découverte a été totalement fortuite et que l’appellation biotechnologie n’existait pas à l’époque, les Hommes ont su trouver des procédés pour permettre la conservation des aliments, le tannage des peaux, ou encore l’élaboration de boissons. Au fil des ans, la bière et le vin font ainsi leur apparition, tout comme le beurre, la choucroute, le fromage ou encore le pain au levain.

Plus proches de nous, au XIXe siècle, Louis Pasteur et Robert Koch développent la bactériologie. On voit alors apparaître les concepts de vaccination, d’immunité et de maladie microbienne. Johann Gregor Mendel définit, quant à lui, les lois de l’hérédité. Les bases de la biotechnologie moderne sont posées.

En 1953, la connaissance du vivant va faire un véritable bond en avant grâce à la découverte de la structure de l’ADN par James Watson et Francis Crick. La génétique fait alors son grand début. Les années 70 marquent le début du développement de techniques de transfert de gènes dans le patrimoine génétique des bactéries. C’est le cas en 1978 aux États-Unis où de l’insuline humaine est transférée dans la bactérie Escherichia coli.

Dans notre histoire contemporaine, la biotechnologie s’est fait connaître du grand public avec notamment le clonage de la brebis Dolly. Mais pas seulement, de nombreuses découvertes comme les OGM, le séquençage du génome humain, l’utilisation de micro-organismes et d’enzymes dans différents secteurs d’activités comme l’énergie, l’agroalimentaire, l’environnement…

Biotechnologies : quelles innovations pour le monde de demain ?

Si les biotechnologies sont maintenant bien présentes dans les secteurs de la santé et de l’agriculture, des progrès et des innovations sont attendus et espérés dans les nanotechnologies, les nanobiotechnologies ou encore la bio-informatique. En Europe, les biotechnologies ont été classées par couleur :

  • biotechnologies rouges : secteur de la santé avec une finalité thérapeutique ;     
  • biotechnologies blanches : secteur de l’industrie et notamment de la biomasse ;     
  • biotechnologies vertes : secteur de l’agriculture et de l’alimentation ;     
  • biotechnologies jaunes : secteur de l’environnement et du traitement et élimination de la pollution ;     
  • biotechnologies bleues : liées à l’exploitation génétique des organismes marins pour le secteur de la cosmétique, de la santé, de l’agro-alimentaire…

Secteur d’avenir en pleine croissance en France et dans le monde, les biotechnologies vont se développer de plus en plus dans de nombreux secteurs d’activité. Les énergies fossiles sont amenées à disparaître, l’accroissement démographique va se poursuivre, les enjeux climatiques vont s’accélérer. L’Homme doit donc trouver des alternatives pour répondre aux problématiques à venir.

Situées au carrefour de plusieurs disciplines, les biotechnologies génèrent de nombreux emplois aussi bien dans le secteur de la recherche et développement que dans le marketing, l’informatique ou l’industrie. Les technologies, la recherche et les innovations progressent très vite mais se heurtent parfois à des questions éthiques, sociétales et économiques.

Trois questions à Sophie Mothré, chargée d’enseignement des projets innovants à l’école Sup’Biotech Paris (école d’ingénieurs en biotechnologie).

Où se situe la France dans le secteur des biotechnologies ?

La France fait partie des leaders mondiaux dans le domaine des biotechnologies. Elle se positionne en numéro 3 et compte environ 2.000 entreprises qui effectuent de la Recherche et du Développement dans ce domaine. Les biotechnologies trouvent des applications dans de nombreux domaines, santé-pharmaceutique, agroalimentaire, environnement et cosmétique. La santé représente le secteur majoritaire. L’Ile-de-France se place en 1re position au niveau européen par le nombre d’entreprises dans le secteur pharmaceutique. Avec 141 entreprises de healthtech répondantes, dont 17 sociétés cotées en bourse, la région Ile-de-France est la plus dense et concentre 35 % des entreprises du panel des biotechnologies d’après le Panorama 2019 France Biotech.

Plusieurs pôles d’excellence, par exemple pour les biothérapies, sont présents en Ile-de-France avec de nombreux experts au niveau académique, industriel ou hospitalier. Le biocluster du génopole d’Evry favorise les innovations dans les domaines biotechnologiques.

En ce qui concerne Sup’Biotech, école d’ingénieurs spécialisée en biotechnologies, sa stratégie de développement dans le secteur de la santé est en corrélation avec notamment celle du pôle mondial parisien « Médicen ». L’ouverture de l’école Sup’Biotech à Lyon permettra de nouer des relations professionnelles fortes avec les pôles de la région (Axelera-chimie & environnement, Techtera-textile & matériaux souples, Tenerrdis énergie renouvelable et Lyon Biopôle vaccin & diagnostic). Ces pôles représentent des centres d’intérêt majeurs pour les élèves ingénieurs de Sup’Biotech. Leurs orientations de stages et postes futurs proposent déjà une réponse aux attentes de ces marchés.

Les biotechnologies sont-elles annonciatrices d’une nouvelle révolution industrielle ?

L’intérêt des grands groupes industriels mais aussi des PME tend de plus en plus vers des solutions biotechnologiques inspirées de la nature. L’approche pluridisciplinaire du biomimétisme permet le développement de nouvelles applications biotechnologiques qui répondent aux enjeux actuels et notamment, dans le cadre de la transition écologique. La conférence sur le biomimétisme, Biomimexpo, qui a lieu chaque année à Paris, regroupe un public très large dont des acteurs clés industriels. Ces grands groupes recherchent des sources d’innovations inspirées par la nature. Les solutions biotechnologiques répondent à leurs besoins. C’est une révolution en soi !

C’est dans cet esprit d’innovation et de réactivité aux besoins de l’industrie que l’école Sup’biotech s’ouvre à l’industrie 4.0. En partenariat avec l’école ESME Sudria, elle forme ses ingénieurs aux nouveaux métiers de chef de projet, sur des compétences complémentaires des biotechnologies, de l’intelligence artificielle (Ingénieur qualité et réglementations, biotechnologies, conception de dispositifs médicaux, responsable production biotechnologies).

Le monde se remet petit à petit de la pandémie de Covid-19 : les biotechnologies peuvent-elles apporter une réponse à cette crise ?

La France dispose d’une réputation internationale dans le domaine de la recherche scientifique grâce à ses nombreux laboratoires de recherche en biotechnologie et biopharmaceutique. Face à la pandémie liés au SARS-Cov2 (Covid-19), le gouvernement français a décidé d’attribuer 60 millions d’euros de fonds publics. Cette prise de position insuffle une nouvelle dynamique et laisse présager un essor très important des sociétés françaises en biotechnologie dans le domaine de la recherche de vaccins, de solutions de diagnostic et de décontamination.

Pour ce dernier axe, le service des projets innovants de Sup’Biotech, avec des élèves ingénieurs en relation avec l’institut Pasteur, développe les aspects scientifiques, techniques et réglementaires pour accompagner une start-up engagée dans la décontamination des surfaces et des environnements souillés par le virus SARS-CoV-2. Pendant la période de confinement, les élèves ingénieurs de Sup’Biotech ont su répondre aux attentes de cette société et contribuer au développement d’une technologie cruciale pour l’avenir de la population.

Sujet réalisé en partenariat avec les équipes de Sup’Biotech. 

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