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peut-on l’attraper en se baignant ?

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Le coronavirus se propage dans l’air par des gouttelettes contaminées. L’eau est-elle un vecteur de propagation et peut-on être infecté en nageant dans une piscine ou dans la mer ?

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  SARS-CoV-2. Il est apparu en Chine en décembre 2019. Depuis, il a fait des dizaines de milliers de morts dans le monde. Pour limiter la propagation de ce coronavirus et en l’absence de traitement ou de vaccin, différentes mesures ont été imaginées. Parmi lesquelles, le port d’un masque. 

Alors que de nombreuses plages et quelques piscines ont rouvert, la question d’une possible contamination dans l’eau se pose. Mais l’eau n’est finalement peut-être pas le principal danger.

Peut-on attraper le coronavirus en se baignant à la piscine ?

L’eau des piscines étant traitée au chlore et autres désinfectants (brome, ozone, UV…), il est peu probable que le virus y survive bien longtemps. Le chlore tue ainsi la plupart des micro-organismes en moins de 30 minutes. Le 24 avril, le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) a précisé que « aucune étude concernant la survie du SARS-CoV-2 dans l’eau de piscine n’est disponible à l’heure actuelle, mais aussi précisé que l’eau des piscines ne semble pas un lieu propice pour la survie et le développement des virus ».

Peut-on attraper le coronavirus en se baignant dans la mer ?

L’institut français de recherche pour l’exploitation de la mer (Ifremer) a réalisé des analyses d’échantillons d’eau de mer sur les trois façades maritimes de France métropolitaine et n’a détecté aucune trace du coronavirus. Des données jugées « rassurantes » même si l’échantillonnage est limité. De plus, le virus semble très sensible à la lumière. Selon une étude du gouvernement américain, « la lumière du soleil a un effet puissant pour tuer le virus, aussi bien sur des surfaces que dans l’air ». La demi-vie du virus (temps nécessaire pour réduire de moitié sa dangerosité) est ramenée à deux minutes en présence de la lumière du soleil, contre 18 heures pour une température donnée entre 21 °C et 28 °C et un taux d’humidité de 20 %.

Les chances de survie du virus dans les petits bassins d’eau naturelle, les lacs et les étangs sont néanmoins supérieures à celles des eaux traitées ou salées, met en garde le Conseil supérieur de la recherche scientifique espagnol (CSIC).

La promiscuité, le vrai danger de la baignade

Que ce soit à la piscine ou à la mer, ce n’est pas tant l’eau qui présente un risque, mais plutôt la promiscuité. Comme on ne passe pas notre temps sous l’eau, on peut être infecté si une personne malade souffle ou projette des gouttelettes contaminées à côté. D’autant plus qu’en nageant, on a tendance à expulser de l’eau par la bouche et à respirer fort. Ceci explique pourquoi les plages limitent leur accès et que les piscines s’apprêtent à adopter des mesures pour restreindre les entrées. Il est aussi possible d’être contaminé par contact avec une échelle en métal, un transat ou une poignée de porte dans les vestiaires. Il est donc indispensable de se laver les mains après s’être baigné.

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